361 – Hésitations épistolaires

J’ai envie de lui envoyer un message. Je le fais ou pas ? On fait comment dans ces cas-là ? Je sais jamais si c’est à moi de le faire ou à l’autre.

J’ai peur. C’est tellement bête.

 
Je parie que pour d’autres c’est super simple. Que dès qu’ils veulent, ils font. Qu’ils savent toujours comment se comporter avec celles et ceux qu’ils convoitent, qu’ils les aient déjà conquis ou non.

Moi je n’y arrive pas, jamais. J’hésite toujours.

 
J’écris quoi ? Et surtout, j’écris quand ? Et si je dérangeais ? Et si c’était malvenu ? Et si c’était mal vu ? Y a trop de questions, trop de possibilités de mal faire, trop de moyens de tout foirer. Ça me tétanise systématiquement ; je me dis que si l’autre voulait de mes nouvelles, que si l’autre voulait me voir, il m’enverrait lui-même un message. Que j’aurais déjà reçu quelque chose.

Si j’ai pas la moindre notification c’est donc que je ne l’intéresse pas. Et qu’il ne faut surtout pas que je le contacte. Mais d’un autre côté…

 
D’un autre côté j’en ai envie. J’ai envie de la voir cette personne, j’ai envie de lui parler, de la rejoindre, de l’embrasser. J’ai envie et mes doigts fébriles réécrivent cent fois le message que j’aimerais lui faire parvenir, passant régulièrement au-dessus du bouton « Envoyer » sans jamais l’effleurer.

J’ai envie. J’ai peur. Je ne fais rien.

 
Parfois je finis par me prendre par la main et par me forcer. D’autres je me fait bouffer par mon incapacité à agir. J’hésite tellement que j’attends trop, et qu’il est trop tard.

Je ferais peut-être bien de me bouger, cette fois.

 

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360 – Mauvaise séance

Je n’ai pas compris, sur le moment. Je n’ai pas compris ce qui se passait. Subitement V. désirait quitter la salle, fuir loin du film qui se déroulait sous nos yeux, échapper à la fiction et retrouver le monde réel.

Je n’ai pas compris, alors nous n’avons pas bougé.

 
Quand V. m’a demandé de partir du cinéma, à 25 minutes de la fin de la séance, je me suis senti mal à l’aise. Je ne voulais pas embêter tous les autres gens qui attendaient la résolution de l’histoire qui nous était comptée ; moi-même je ne voulais pas rater la fin, et je m’imaginais mal passer devant une centaine de personnes, gâcher la mise en scène qui leur était offerte, et ruiner l’illusion créée par la façon dont le film permettait aux spectateurs de s’immiscer dans la vie de ses personnages.

Pire, je refusais de céder aux excentricités de V., à ses demandes souvent exagérées, et j’avais estimé que cette fois c’était la fois de trop. Sortir me plongeait dans le malaise alors je ne devais pas avoir à m’y forcer pour elle, n’est-ce pas ?

 
Pourtant, cinq ans plus tard, j’y pense encore. J’y pense et je culpabilise. Je ne sais pas si c’est à cause de l’emprise que V. a un jour eue sur moi ou si c’est une culpabilité normale – je ne le saurai jamais – mais je m’en veux. Je m’en veux car aujourd’hui je me dis qu’elle allait vraiment mal face à ce film, qu’il contenait quelque chose qui la faisait souffrir atrocement, même si j’étais incapable de déceler ce dont il s’agissait. Cette fois-là ce n’était pas un caprice : V. était réellement plongée dans un malaise profond, et je n’ai fait que l’y maintenir pour de mauvaises raisons, mon propre malaise en tête.

V. était peut-être un monstre mais c’était un monstre humain. Et ça, j’ai souvent eu tendance à l’oublier.

 

359 – Clap de fin

Il faisait beau, ce jour-là. Je m’en souviens parce que je me souviens de chaque autre détail de cette journée, mais aussi car dans les films les tragédies n’arrivent que lorsqu’il pleut.

À Hollywood personne n’a l’indécence de mourir en plein soleil.

 
C’était une journée banale et ça, ça rentrerait parfaitement dans n’importe quel scénario. Une journée banale qui tourne au cauchemar. Un choc d’une violence inouïe pour tous les personnages, un traumatisme qui les suivra jusqu’à la rédemption.

Ça fait 15 ans aujourd’hui, quinze ans et je n’ai toujours pas vu l’ombre de celle-ci.

 
Nous venions de tourner dans cette rue de Paris que l’on prenait tous les jours ou presque. Une rue que l’on connaissait par cœur, qu’on pratiquait depuis plus de vingt ans, qu’on avait arpentée sobres, éméchés, tristes, heureux, gais.

Une rue du quotidien, où allait avoir lieu l’impensable.

 
J’ai à peine eu le temps de les apercevoir. C’est un excellent point de départ pour une histoire mêlant enquête et grande conspiration – un peu basique, mais si la suite du film rattrape ce procédé éculé on le lui pardonne généralement sans peine.

Moi je n’ai pas pardonné. Il n’y a pas eu d’accumulation d’indices menant à un coupable, il n’y a pas eu de flic sur la tangente prêt à risquer son badge pour résoudre l’affaire, il n’y a pas eu de complot découvert.

 
Il n’y a eu que moi, victime et témoin inutile.

 
Ils ont jailli d’un recoin sombre et avant que je ne puisse esquisser un mouvement m’ont assommé. Il y en avait un derrière nous ; sûrement celui qui guettait, et qui avait prévenu ses complices de notre arrivée. C’est notre meilleure hypothèse.

Je me suis effondré en hurlant, et ne me suis réveillé que dix à quinze minutes plus tard. Pierre, à mes côtés, se vidait de son sang.

 
Je ne l’ai pas vu se battre. Je ne l’ai pas vu résister à ces agresseurs qui s’en prenaient à nous pour une raison inconnue mais supposée. Je ne l’ai pas vu rendre le coup de trop, poussant l’un des assaillants à sortir un couteau. Je n’ai pas vu tout ça.

Par contre, je l’ai vu mourir sous mes yeux. Je l’ai vu blêmir un peu plus chaque seconde, tentant désespérément de me dire quelques mots, et de me tenir la main. Je l’ai vu se relâcher complètement lorsqu’il est mort. Je l’ai senti échapper au monde.

 
Ça aurait fait une belle scène, mais c’était la vraie vie.

 
J’aurais dû le protéger. C’était à moi de le protéger. C’était moi le plus fort de nous deux, le plus guerrier de nous deux, le plus combattif. J’aurais dû mais c’est lui, seul, petit, maigrelet, qui s’est battu contre quatre personnes. Lui qui nous a défendus. Lui qui n’était pas prêt pour ça mais qui était quand même prêt à tout, lui qui n’a pas été sauvé au dernier moment par la magie de la pellicule.

Lui qui est mort.

 

358 – Insomnie

Il n’y a plus de lumière dans mes nuits. Tu n’es pas là.

Tu me manques.

 
Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressenti mais ce soir, à la faveur d’une insomnie, je réalise combien je suis seul depuis que tu es partie. Le vide que tu as laissé, je n’aurais pu l’imaginer. Je ne m’y attendais pas.

C’était impossible à prévoir.

 
Tu vois, là, dans le noir, c’est toi que j’ai envie d’appeler. Toi, après tout ce temps. Toi à qui j’ai envie de confier que ça ne va pas, que je suis un peu perdu en ce moment, que je ne sais pas vers où aller. Je ne te demanderais pas de réponses, ça non, mais rien que de te savoir à l’écoute, je serais rassuré.

Tu as toujours eu cet effet-là sur moi, et j’avais exactement le même sur toi, tu te souviens ?

 
Peut-être que, pendant tous ces mois loin de moi et de nous, tu as toi aussi connu des nuits blanches indésirées. Peut-être qu’au cours de celles-ci tu as ressenti ce que j’éprouve ce soir ; peut-être t’es tu retrouvée face aux mêmes abysses nocturnes, face aux mêmes cauchemars bien réels.

Peut-être alors que tu as pensé à moi, comme je pense à toi. Peut-être.

 
Je connaissais la solitude, tu sais. J’allais même jusqu’à l’apprécier. Elle pouvait être un refuge, une protection ; une retraite, loin des gens, du monde et des agressions. Être seul était parfois la solution, ma solution.

Cette nuit c’était différent. Très différent.

 
La solitude est bien plus difficile à supporter, quand elle n’est que l’un des symptômes de l’absence et du manque.

 

357 – Inspirations extérieures

J’ai besoin de sortir. Faut que je sorte de chez moi si je veux réussir à écrire, à trouver une nouvelle idée, puis à la faire vivre à travers mon clavier.

Faut que je sorte mais à quoi bon ? C’est si agréable d’être terré au fond de mon lit.

 
C’est pas toujours facile de trouver l’inspiration – surtout quand on écrit autant, et tous les jours. Aller prendre l’air m’a souvent été bénéfique ; il y a mille histoires là dehors, mille contes qui ne demandent qu’à être écrits et partagés. Il suffit de savoir regarder, de savoir écouter, de savoir faire attention.

Les idées peuvent jaillir de n’importe où, pour peu qu’on soit à leur recherche.

 
Certains jours, comme aujourd’hui, c’est plus compliqué. Le manque de motivation pousse à se prélasser, à attendre sans faire des efforts – comme si les écrits pouvaient tomber du ciel, comme si c’était aussi simple.

Quand le besoin d’écrire fait place à l’obligation, il devient plus difficile de remplir les pages blanches.

 
Pourtant, cette obligation, elle n’est pas négative. Elle permet de progresser, de sortir d’un certain confort – celui-là même qui, parfois vicieusement, jette dans l’inaction. Alors même si j’ai pas envie, même si je suis bien sous la couette, même si j’ai rien d’autre à faire, je sors. Je sors et je respire, je sors et j’observe, je sors et j’apprends. Je me motive grâce à la ville et aux gens qui la parcourent.

Toutes ce que je raconte ici, c’est autant ma vie que la leur. Et il était plus que temps que je les en remercie.

 

356 – Céphalées

Tous les jours. Tous les jours ces questions reviennent, sous une forme ou sous une autre, dans une bouche ou dans une autre. Tous les jours.

Qu’est-ce qui te caractérise ? À quoi est-ce que tu aspires ? Où vas-tu ?

 
Pourquoi ? …

 
Chaque jour mes réponses diffèrent. Y a trop de possibilités. Trop de mélanges. Je n’arrive pas moi-même à savoir ce que je suis vraiment – ce que je suis profondément, par opposition à ce que j’ai construit en réaction aux attentes des autres. Souvent dans ma vie je fais des choix qui ne sont pas les miens mais qui sont les plus acceptables, ou les plus attendus, ou les plus cohérents.

Parfois ça ne me fait rien, et d’autres ça me plonge dans la perplexité. Pourquoi agir à l’encontre de ce que l’on ressent, agir à l’encontre de son instinct ? Pourquoi le faire sans sourciller, pourquoi le faire comme si c’était programmé ? Pourquoi regretter ?

Pourquoi avoir perpétuellement l’impression que l’on ne choisira pas comme il faut, tout en étant persuadé, loin dans ses entrailles, que l’on aurait eu raison ?

 
C’est ça le pire, je crois. Cette sensation tenace qu’on est capable, qu’on sait vers où aller, qu’on sait y aller, et qu’on sait pourquoi on le veut… tout en étant trop harnaché à des règles et à ce que les autres désirent pour mener sa propre vision à bien.

 
C’est affreux, cette dichotomie entre certaines de mes aspirations et certaines de mes valeurs. Un jour il me faudra trancher, pencher franchement d’un côté ou de l’autre. Choisir, pour de vrai. Mais je ne suis pas prêt.

Avant tout ça, il me faut découvrir ce que je suis. Et, bien sûr, réussir à l’accepter.

 

355 – Soirée décalée

Elle avait des trucs à faire avant de me voir, ce soir-là. Moi je n’avais rien mais j’ai fait comme si : je ne voulais pas qu’Elle se sente pressée, ni passer pour le type qui n’a rien de prévu un vendredi soir. J’ai dit que je voyais des amis et qu’on pouvait se retrouver après, chez moi.

Puis je l’ai attendue.

 
C’était rassurant, de savoir que quelques heures plus tard Elle serait là. On s’est écrit de temps en temps pendant la soirée, parce qu’on n’a jamais su s’en empêcher ; je faisais attention, toutefois, à ne jamais répondre trop vite. Il fallait maintenir l’illusion, lui faire croire que je n’étais pas déjà chez moi, en train de regarder une série tout en me goinfrant de sucreries.

Je culpabilisais un peu de ne pas lui dire la vérité, de ne pas en être capable en fait, mais j’étais plus à l’aise dans ce mensonge qui ne lui voulait aucun mal plutôt que dans la réalité.

 
J’ai préparé tout ce dont on pourrait avoir besoin. J’ai rangé l’appartement, allumé quelques bougies, sélectionné des chansons pour une playlist qui nous suivrait tout au long de la nuit. Je voulais que tout soit parfait pour Elle ; j’avais le temps de tout arranger, alors je ne m’en suis pas privé.

Trente minutes avant l’heure à laquelle nous avions prévu de nous rejoindre, Elle m’a envoyé un message pour me confirmer qu’Elle était en route.

 
Dix minutes avant son arrivée, je me suis mis à la guetter. L’oreille tendue, j’attendais de l’entendre pousser la lourde porte de l’immeuble. C’est un son qui m’a toujours plu, le clic de cette porte qui s’ouvre – le son des espérances comblées. Je n’eus pas à patienter bien longtemps : Elle était en avance et, quelques instants plus tard, Elle sonnait à l’interphone.

Elle était là. Elle était enfin là.

 
Ma soirée pouvait commencer.

 

354 – Pas envie

Pas envie de me battre. Pas envie de conflits. Pas envie d’affrontements. Pas envie de trucs chiants, pas envie de perdre mon énergie et mon temps. Pas envie d’écrire.

Pas envie de ces conneries.

 
Je fais ce que je peux pour pas faire chier les gens, mais eux apparemment ils n’aiment rien plus que de me prendre la tête. Ils ne font que ça, tout le temps, sans cesse. À croire qu’ils peuvent pas me laisser vivre, qu’ils sont incapables de me laisser tranquille. Je savais pas que c’était tant demandé, un peu de calme. Une existence sans agression permanente, surtout venant de ceux qui partagent ma vie.

Je sais bien que tout peut pas être toujours parfait, mais ça veut pas dire que ça doit toujours être insupportable.

 
Ces interactions nocives, ça me fatigue. Ça me fatigue et j’ai pas besoin de ça – y a déjà assez de bordel dans ma tête, en rajouter c’est plus qu’inutile. Je tolère, je tolère beaucoup mais il y a un moment où ça devient trop, beaucoup trop. L’accumulation m’insupporte, et me donne simplement envie d’envoyer bouler celles et ceux qui en sont responsables.

D’ailleurs c’est probablement ce que je devrais faire plus souvent. Accepter de repousser. Accepter de m’insurger, accepter d’être agressif envers ceux qui le sont avec moi. Je ne me le permets jamais – pourtant c’est sûr, ça me soulagerait. Il paraît. J’ai pas envie de le faire.

 
Pas envie de me battre. Pas envie de conflits. Pas envie d’affrontements. Pas envie de trucs chiants, pas envie de perdre mon énergie et mon temps. Pas envie de me prendre la tête pour rien.

Trop tard.

 

353 – La rémanence du bourreau

Tous ces gens qui m’ont fait souffrir. Tous, aussi nombreux qu’ils soient. Tous ces bourreaux modernes, ces assaillants, ces harceleurs. Tous. Est-ce qu’ils pensent à moi, parfois ? Est-ce que mon souvenir les hante ? Est-ce qu’ils revoient ce qu’ils m’ont fait ? Est-ce qu’ils s’en veulent ? Est-ce qu’ils se sentent coupables ? Ça leur arrive à eux, tout ça ? Hein ? Parce qu’à moi oui. Ça m’arrive.

Tous les jours.

 
C’est mal fait, ces conneries. Même si les abrutis sont punis, même si les bourreaux sont condamnés, ils ne vivent pas avec le poids de leurs actions. L’horreur est toujours réservée aux victimes ; il n’y a qu’elles pour s’allonger le soir et redouter le sommeil, de peur de sombrer dans un cauchemar qui les fera vivre à nouveau les épreuves qu’elles ont dû traverser. Ça leur est réservé – ça nous est réservé.

Et on ne peut rien y changer.

 
En ce moment je repense souvent à ces personnes qui m’ont réellement fait souffrir – celles qui m’ont jeté·e au fond du gouffre, qui ont tenté de me noyer, qui ont tout essayé pour faire de ma vie un enfer. Je pense à elles et je m’en veux de les inviter ainsi dans ma vie une nouvelle fois ; je m’en veux de leur faire une place, de les laisser s’infiltrer dans mon présent, de leur redonner une importance qu’elles auraient dû perdre avec le temps.

Je m’en veux alors que ça devrait être leur croix, pas la mienne. Ça ne devrait plus être la mienne. Plus maintenant. Plus après tout ce temps. Plus maintenant que je m’en suis sorti·e.

 
Je ne devrais plus avoir à supporter tout ça.

 

352 – Déception en 140 caractères

J’ai pas l’habitude d’être déçu. J’ai pas l’habitude d’être déçu, parce que je place en général peu d’espoirs en l’avenir, peu d’espoirs en mes contemporains, peu d’espoirs dans le monde qui m’entoure.

J’ai pas l’habitude d’être déçu et pourtant ça arrive bien trop souvent, ces temps-ci.

 
Aujourd’hui j’ai vu Twitter s’emporter contre une fille qui n’avait rien demandé, pour tourner sa douleur en ridicule. J’ai vu des gens qui militent pour que leur propre souffrance soit reconnue, pour que chacun puisse s’exprimer librement, pour que chacun puisse vivre comme il l’entend dans le respect de l’autre, ces gens-là, je les ai vus s’attaquer à une fille qui ne faisait rien de mal, mais qui n’avait pas exactement les mêmes valeurs qu’eux sur tous les points.

Elle est devenue leur cible de la journée comme ça, sans raison valable.

 
Ils se sont comportés exactement comme ceux qu’ils combattent habituellement. Frappant en meute. Portés par l’instinct grégaire ils y sont tous allés de leur petite blague sur le sujet, chaque tweet étant un poignard de plus planté dans l’âme de cette fille. Elle avait cru être dans un endroit sûr, un endroit où elle pouvait s’exprimer sans crainte ; elle était en réalité au milieu d’une horde affamée mais camouflée, agneaux toujours prêts à devenir des bourreaux.

Ils se sont moqués de son mal-être, s’en sont amusés, et ont continué quand il était évident que ça devenait n’importe quoi, que ça tournait au lynchage public, et que c’était complètement disproportionné. Ils ne se sont pas arrêtés, car ils prenaient trop de plaisir à l’écraser.

 
C’était indigne, vraiment indigne d’eux. Indigne de ce qu’ils étaient censés représenter. Indigne de ce qu’ils disaient défendre. C’était décevant.

 
Vous étiez décevants.