358 – Insomnie

Il n’y a plus de lumière dans mes nuits. Tu n’es pas là.

Tu me manques.

 
Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas ressenti mais ce soir, à la faveur d’une insomnie, je réalise combien je suis seul depuis que tu es partie. Le vide que tu as laissé, je n’aurais pu l’imaginer. Je ne m’y attendais pas.

C’était impossible à prévoir.

 
Tu vois, là, dans le noir, c’est toi que j’ai envie d’appeler. Toi, après tout ce temps. Toi à qui j’ai envie de confier que ça ne va pas, que je suis un peu perdu en ce moment, que je ne sais pas vers où aller. Je ne te demanderais pas de réponses, ça non, mais rien que de te savoir à l’écoute, je serais rassuré.

Tu as toujours eu cet effet-là sur moi, et j’avais exactement le même sur toi, tu te souviens ?

 
Peut-être que, pendant tous ces mois loin de moi et de nous, tu as toi aussi connu des nuits blanches indésirées. Peut-être qu’au cours de celles-ci tu as ressenti ce que j’éprouve ce soir ; peut-être t’es tu retrouvée face aux mêmes abysses nocturnes, face aux mêmes cauchemars bien réels.

Peut-être alors que tu as pensé à moi, comme je pense à toi. Peut-être.

 
Je connaissais la solitude, tu sais. J’allais même jusqu’à l’apprécier. Elle pouvait être un refuge, une protection ; une retraite, loin des gens, du monde et des agressions. Être seul était parfois la solution, ma solution.

Cette nuit c’était différent. Très différent.

 
La solitude est bien plus difficile à supporter, quand elle n’est que l’un des symptômes de l’absence et du manque.

 

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