432 – A(u) fond

Avant j’étais à fond, maintenant je suis au fond. Ce n’est qu’un « u » en trop et c’est bien le seul ; dans ma vie y a rien en trop, y a que des trucs qui manquent, que des trucs en moins. Y a que des gens qui partent, des gens qui ne sont pas là, des réussites qui s’échappent en emportant ma volonté, et puis l’amour qui n’est plus là aussi, l’amour que je ne ressens plus et qui ne se réincarne pas.

Comment on guérit du vide, hein ?

 
Le vide. C’est pas un bon nom ça, le vide. En réalité c’est une sorte d’énorme tempête, mille choses qui tournent et s’emmêlent jusqu’à ce qu’elles ne ressemblent plus à rien, jusqu’à donner l’illusion du vide alors qu’il n’y a que des nœuds. Le boulot, Elle, C., M., les amis que je ne vois pas, les amis qui n’en sont pas, R., les blessures que je provoque, celles que je subis, les erreurs qui s’enchaînent et le répit qui ne vient pas. Il n’y a pas de répit. Il n’y en a plus.

Y a que le chaos, mon gars.

 
Alors fav, si toi aussi tu tournes en rond. RT si tu veux qu’on vienne t’en sortir. Chante pour expulser, crie pour exploser, pleure pour en finir. Plains-toi, tais-toi, prie, fais semblant, ronge-toi les ongles jusqu’au sang et saigne-toi jusqu’à en crever. Détruis pour ressentir, détruis pour qu’il se passe enfin quelque chose et tant pis si on te cogne en retour, de toute façon ça peut pas être pire et tu le sais très bien, y a qu’eux qui le voient pas.

Personne ne te frappera plus fort que tu ne le fais déjà.

 

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#241 – Rejet

J’ai même pas envie de te faire l’honneur d’un post. Dégage.
Tu me dégoutes.

Tu me donnes envie de vomir.

 
C’est rare, les gens qui m’atteignent physiquement tellement ils sont odieux. Il en existe vraiment très peu, et en général ça se calme vite. Mais là…

Là t’es tellement un monstre que tu me donnes envie de te cogner, de t’attraper et de massacrer ton visage jusqu’à ce que tu sois méconnaissable. Je veux t’abîmer de la même façon que tu m’as abimé.

Salement. En traître.
Tu mérites pas mieux.

 
Bien sûr je ferai rien. Non pas que ce soit pas dans ma nature – je serais pas en train de bouillir à ce point sinon – mais parce que ça ne correspond ni à ma vision du monde ni à ce que j’essaie d’y apporter.

Je veux être meilleur que mes instincts. Meilleur que toi, que vous, que d’autres.
Je veux montrer l’exemple.

 
Alors oui, je me musèle. Je choisis de pas te détruire, de peut-être souffrir un peu plus moi-même. Toi tu peux pas le comprendre ça, ça rentre pas dans ton schéma de pensée, dans ton égoïsme permanent et exacerbé. Tu vois ça comme une faiblesse, et t’as peut-être raison d’ailleurs parce que de telles décisions affaiblissent, souvent. C’est le prix à payer pour que les choses puissent avancer.

Avancer dans la bonne direction.

 
Le pire c’est qu’avant ce soir j’avais encore un peu d’estime pour toi – même sans trop savoir pourquoi. T’avais tes défauts bien sûr mais je pensais que t’avais bon fond, que t’étais juste là à tirer ton épingle du jeu avec une doctrine bien à toi, et tant pis si elle était différente de la mienne.

Depuis j’ai compris que la seule chose qui t’intéresse c’est toi et que s’il le fallait tu brûlerais le monde entier simplement parce que ça te fait te sentir bien. Tu ne connais ni la compassion, ni le respect, ni l’honneur. T’as pas du cœur.
T’es fondamentalement mauvaise.

 
Donc ouais, dégage. Je sais que t’es persuadée d’être la reine du monde, je sais que t’es persuadée d’avoir tout compris et de te balader au milieu de cloportes qui ne méritent aucune considération, mais un jour ça va t’éclater à la figure. On ne peut pas sans cesse piétiner des gens et espérer toujours s’en tirer.

Prends garde à toi, C.

Prends garde à toi.